Le compilateur de hadiths -al-hafiz- Ibn `Asâkir -qu'Allah lui fasse miséricorde- a dit dans son livre tabyîn Cheikh abdulmuhsin al badr Le manhaj d'Ibn Bâz kadhib al-muftarî, p. 29 : « Sache, mon frère -qu'Allah nous inspire, toi comme moi, d'accomplir ce qui Le rend satisfait et fasse de nous des serviteurs qui Le craignent et évitent scrupuleusement ce qu'Il interdit- que la chair des savants -qu'Allah leur fasse miséricorde- est empoisonnée et que la norme d'Allah qui consiste à déchirer le voile qui couvre (dénonce) ceux qui les attaque est connue ». J'ai d'ailleurs cité dans mon épîtrerifqan ahl as-sunna un certain nombre de hadiths et de propos des anciens -âthâr- sur le fait de préserver sa langue d'attaquer les gens de la Sunna, surtout les savants d'entre eux. Et pourtant cette épître n'a pas plu à ce récusateur -jârih-, l'a décrite comme étant une épître qui ne mérite pas d'être publiée, a mis en garde contre elle et contre celui qui la publie. Or il ne fait l'ombre d'aucun doute que celui qui examine cette récusation -jarh- et lit mon épître constate que ce jugement est dans un oued tandis que mon épître est dans un autre oued (le jugement n'a rien à voir avec la risâla). La chose est comparable à ce qu'a dit ce le poète : L'œil peut nier l'existence de la lumière solaire parce qu'elle est atteinte de conjonctivite Comme la bouche peut nier le goût de l'eau parce que le corps est malade Quant à la parole suivante de celui qui a récusé la risâla rifqan ahl as-sunna: « Quand il (Al-`Abbâd) dit par exemple que le manhaj du shaykh `Abd Al-`Azîz b. Bâz et le manhaj du shaykh Ibn `Uthaymîn divergent du manhaj des Gens de la Sunna, c'est sans doute une erreur. Il (Al-`Abbâd) entend par là qu'ils ne réfutent pas souvent ceux qui contredisent la Sunna -al-mukhâlif-. Si cela est vrai, alors c'est une attitude (le fait de ne pas réfuter) qui n'est pas conforme au manhaj des Gens de la Sunna. A vrai dire, c'est une attaque de sa part portée contre ces deux shaykhs et de tous ceux à propos desquels il est possible qu'il dise une telle chose », ma réponse à son allégation se présente sous les points suivants :

Premier point.

Il n'y a pas dans mon épître que le shaykh `Abd Al-`Azîz b. Bâz -qu'Allah lui fasse miséricorde- ne fait pas beaucoup de réfutation, au contraire, ses réfutations sont nombreuses. J'ai d'ailleurs dit dans l'épître en question (p. 51) : « La réfutation doit s'accompagner de douceur, de souplesse et il faut qu'on soit animé d'un désir ardent que l'autre ne s'est pas trompé, c'est-à-dire qu'on ne le réfute que lorsque son erreur est flagrante. Il faut se reférer à ce titre aux réfutations du shaykh `Abd Al-`Azîz b. Bâz -qu'Allah lui fasse miséricorde- pour apprendre l'art de la réfutation ».

Deuxième point.

Je n'a pas parlé du manhaj d'Ibn `Uthaymîn -qu'Allah lui fasse miséricorde- dans la réfutation parce que je ne lui connais aucun livre petit ou grand où il fait une réfutation. J'ai interrogé à ce propos un de ses élèves qui était souvent avec lui et il m'a informé qu'il ne lui connaît aucune réfutation écrite. D'ailleurs cela ne diminue en rien de sa valeur puisqu'il était occupé d'établir les enseignements du `ilm, de le propager et de le consigner dans des livres.

Troisième point.

Le manhaj shaykh `Abd Al-`Azîz b. Bâz -qu'Allah lui fasse miséricorde- diffère de celui de cet élève récusateur et de ses semblables. Le manhaj du shaykh se caractérise par la douceur, la souplesse et le désir ardent de faire profiter la personne conseillée et de lui tenir la main sur la voie du salut. Quant au manhaj du récusateur et de ses semblables, il se caractérise par la dureté, la répulsion et la remontrance. Beaucoup de ceux qu'il récuse dans ses enregistrements sont des gens que le shaykh `Abd Al-`Azîz [b. Bâz] louait, il invoquait Allah en leur faveur, les encourageait à prêcher et à apprendre le `ilm aux gens et incitait les gens à tirer profit de leur savoir et à recevoir la science d'eux. En résumé, je n'ai pas imputé au shaykh `Abd Al-`Azîz b. Bâz -qu'Allah lui fasse miséricorde- le renoncement à réfuter autrui. Quant à Ibn `Uthaymîn, je ne l'ai pas évoqué dans la question des réfutation, et ce qu'a dit le jârih (le récusateur) ne concorde pas avec ce qu'il y a dans ma risâla, c'est là une preuve évidente de son tâtonnement aveugle et de son manque de pondération. S'il commet une telle erreur de jugement dans ce qu'il écrit, que dire alors de son état quand il n'écrit pas.


C'est le dernier chapitre de l'épître L'incitation à se conformer à la Sunna, la mise en garde contre les innovations et l'exposé de leur dangerosité, de la page 24 à la page 26.

`Abd Al-Muhsin Al-`Abbâd