Commentaire de Shaykh Sa’dî rahimahu Allah

Au Nom d’Allah , le Tout Miséricordieux , le Très Miséricordieux

"En vérité , Nous t’avons comblé de faveurs . Prie donc ton Seigneur et sacrifie (avec humilité) ! C’est ton ennemi qui sera , en vérité , privé de postérité"

Allah s’adresse à Son messager Muhammad sallallahu ‘alayhi wa sallam en lui rappelant Ses bienfaits à son égard :

"En vérité , Nous t’avons comblé de faveurs !"

C’est à dire des biens abondants et des dons inestimables , entre autres ce que le Très Haut accordera à Son messager le jour de la résurrection , à l’image du fleuve appelé "al Kawthar" . Il en va aussi du "Hawd" (bassin) dont la longueur est d’un mois de marche de même que sa largeur , et dont l’eau est plus blanche que le lait et plus savoureuse que le miel , ses coupes sont équivalents aux étoiles dans le ciel dans leur nombre et leur clarté , celui qui en boira une gorgée ne ressentira plus jamais la soif .

Après cela , Allah lui demanda de rendre grâce en lui disant :

" Prie donc ton Seigneur et sacrifie (avec humilité)! "

Si Allah a mentionné en particulier ces deux actes d’adoration , c’est parce qu’ils sont les meilleurs et les plus majestueux des actes de dévotion et de rapprochement d’Allah . En effet , la salât implique la soumission du coeur et des organes à Allah et les mène à d’autres formes de servitude , de son côté , le sacrifice permet de se rapprocher d’Allah à travers ce que l’homme possède de plus cher comme bêtes de sacrifice ou comme biens financiers dont l’âme est enclin à aimer avec avidité.

"C’est ton ennemi"

C’est à dire celui qui te hait et t’exprime de l’animosité

"Qui sera , en vérité , privé de postérité "

Qui sera privé de tout bien, de toute bonne oeuvre et de tout enfant. Quant à Muhammad sallallahu ‘alayhi wa sallam , il est le parfait à tout point de vue , qui possède la perfection possible dans la création , comme la bonne renommée et la mention élogieuse et le grand nombre de partisans et de disciples.

(Source : Shaykh Sa’dî rahimahu Allah Tafsir Jouz’ ‘Ammâ)